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Pour la fin de l’eau en bouteille
Par Serge | 2 décembre 2007
Selon un rapport de l’ONU un américain moyen peut dépenser pour sa consommation jusqu’à 1 400 dollars par année pour de l’eau qu’il pourrait avoir pour 49 cents.
Mais la problématique de l’eau en bouteille va plus loin que le simple comparatif financier. L’eau embouteillée pose également la problématique de son empreinte écologique disproportionnée. En effet, en plus des déchets occasionnées par les bouteilles, le transport de cette eau est extrêmement énergivore. L’eau la plus prisée par les consommateurs venant de sources habituellement très éloignées, les émissions de CO2 n’en sont que plus conséquentes.
L’eau: Un marché en croissance
Pourtant, le marché de l’eau est estimé à 110 milliards de dollars dans le monde. Un marché non négligeable compte tenu qu’il n’existait pratiquement pas il y a une dizaine d’années… Alors comment en sommes-nous arrivés là ? En fait, le marché de l’eau en bouteille s’est créé suite aux scandales dans l’industrie de l’agro-alimentaire. L’eau en bouteille étant supposée être une garantie de qualité, elle s’est donc installée dans les ménages les plus touchés par cette peur. Une peur que les multinationales de l’alimentation ont exacerbée afin de garantir l’écoulement de leurs produits… Cette stratégie semble fonctionner étant donné que le marché de l’eau en bouteille est en progression de 12% par année.
Des institutions publiques désengagées de l’eau
De toute évidence, si le marché de l’eau en bouteille s’est créé aussi facilement, c’est parque l’environnement y était propice. Difficile d’imaginer que l’eau embouteillée aurait eu un tel succès dans un monde où la qualité de l’eau du robinet aurait été assurée par de solides infrastructures et normes publiques… Dans nos sociétés, on ne peut que constater le laxisme des institutions publiques à ce sujet, bien qu’il soit plus ou moins marqué selon les pays. Existerait-il une corrélation entre l’état des infrastructures publiques d’un pays donné et la consommation d’eau en bouteille dans ce pays ? On remarque par exemple que l’eau en bouteille a fait une progression fulgurante aux Etats-Unis, mais qu’elle semble être moins forte en Europe…
Ainsi, si l’on veut s’indigner contre l’eau en bouteille, il faut le faire à deux niveaux. Le premier, en tant que consommateur, de simplement éviter l’eau en bouteille et de décourager son utilisation dans son entourage proche, mais également de faire pression sur nos gouvernements respectifs afin qu’ils mettent en place de véritables politiques de l’eau du robinet afin de rassurer la population.
Car l’eau n’a pas de prix… Ne l’achetons pas, ne la vendons pas !




D’accord sur l’usage anormal de l’eau en bouteille, voir de son usage tout court (dans la majorité des cas, mais pas tous cependant)
Par contre, affirmer ceci :
“Car l’eau n’a pas de prix… Ne l’achetons pas, ne la vendons pas !”
c’est une énorme erreur : l’eau à un prix, celui de ses qualités.
Boire de l’eau au robinet est devenue un acte bien trop anodin pour nous. Hors, de son puisage à notre verre un bon nombre d’opérations l’on rendu consommable.
Et ensuite, lors de son évacuation, il faut encore la traiter pour éviter que l’eau souillée (par nous) ne vienne polluer les ressources naturelles.
Enfin je dirais que l’eau à un coût énorme simplement parce que pour beaucoup de populations dans le monde, avoir simplement de l’eau (même pas propre) relève souvent du combat journalier.
Oui, l’eau à un coût, et nous (pays industrialisés) devons nous acquitter de se coût pour avoir pleinement conscience que malgré les apparences, elle n’arrive pas dans notre verre en tombant du ciel !
Bien sur qu’elle ne tombe pas du ciel. Je voulais simplement réaffirmer mon attachement à l’eau gratuite pour tous. Mais en terme de finalité économique elle a un prix on est d’accord.
Pour aller plus loin, je pense même que l’eau devrait être payante pour les particuliers au delà d’un certains quota pour éviter le gaspillage.
Ah bon, parce que tu ne paye pas l’eau toi ? Moi je t’assure que je la paye et bien cher en plus !
Chez nous, il faut changer tous les jours le filtre anti-calcaire de la bouilloire. Quand on remplit un verre d’eau, 2 heures après il y a une mince pellicule blanche à la surface. Et elle a un goût de salpètre. Vous croyez qu’on va donner ça aux enfants ? Tant pis pour l’empreinte écologique !
Sensible à l’écologie, mais très sensible au chlore, j’achète de l’eau en bouteille qui n’a pas ce goût “d’eau de Javel”.
Potable, oui, certainement la majotité du temps. Pourtant, aumoins une fois par an, un incident vient bouscouler la qualité de l’eau du robinet (pourtant payante), nous en sommes informer qu’après coup : La communication du distributeur n’est vraiment pas sa qualité première.