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L’investissement responsable, bientôt la norme ?

La crise du COVID-19 aura un impact durable sur l’économie mondiale et les comportements de consommation. Tandis que l’Investissement Socialement Responsable (ISR) devrait accélérer sa croissance, beaucoup de consommateurs pourraient modifier leurs habitudes. Les entreprises doivent en tenir compte et s’adapter.

L’investissement responsable en pleine croissance

Depuis plusieurs années, l’investissement responsable gagne du terrain en France. Selon le dernier rapport de l’Association française de Gestion Financière (AGF), l’encours de l’investissement responsable atteignait la somme de 1861 milliards d’euros à la fin 2019. Durant le premier trimestre 2020, les fonds d’investissement concentrés sur les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) ont attiré les capitaux massivement. L’entreprise MorningStar évaluait l’afflux global à 45,7 milliards de dollars. Au niveau européen également, le plan de relance fait la part belle au pacte vert et met l’accent sur l’environnement.

Se familiariser avec l’investissement responsable

Les investisseurs et les traders expérimentés ne s’y trompent pas et s’intéressent depuis longtemps aux entreprises responsables. Pour beaucoup, ce secteur est encore méconnu. Peu de gens connaissent des noms comme First Solar, NextEra Energy ou encore Ballard Power. Utiliser un compte de trading virtuel donne la possibilité de découvrir les acteurs du marché et d’observer leurs performances. De plus, le fil d’actualité des plateformes de trading permet de se tenir au courant des évolutions du segment.

L’investissement responsable ne se limite d’ailleurs pas aux entreprises spécialisées dans le secteur du développement durable. Un géant comme Microsoft détient l’équivalent de 2,3 milliards de dollars dans des investissements ESG. De nombreux fonds d’investissement axés sur ce domaine existent également. Comprendre les mécanismes et les critères du secteur demande donc un certain temps.
Une prise de conscience des consommateurs ?

Ralentissement de la dépense oblige, les ménages français auraient accumulé 55 milliards d’euros d’épargne supplémentaire durant le confinement. Que vont-ils faire avec cet argent ? Si une frénésie d’achat n’est pas exclue à court terme chez les plus aisés, de nouvelles priorités devraient aussi émerger. Parmi celles-ci, les spécialistes identifient notamment la sécurité financière, l’accès aux soins de santé ou encore le raccourcissement des chaînes d’approvisionnement.

Plutôt que modifier le comportement des consommateurs, la crise du coronavirus devrait plutôt accélérer certains changements déjà en cours. L’exemple le plus évident est celui de l’e-commerce qui a connu une explosion sans précédent durant la première moitié de 2020. De plus, selon un récent sondage, 35% des Français interrogés indiquaient vouloir fréquenter davantage les commerces de proximité après le confinement.

L’environnement pourrait également devenir une priorité absolue. La crise du coronavirus a rappelé brutalement à l’espèce humaine son caractère précaire. Des chercheurs de l’Université de Stanford ont d’ailleurs démontré que le réchauffement climatique influençait les phénomènes de contagion et pouvait donc augmenter le risque de pandémie.

L’avenir dira si ces changements se maintiendront. On peut cependant d’ores et déjà constater que les consommateurs accordent de plus en plus d’importance aux critères ESG au moment de réaliser un achat ou un investissement. Donner la priorité au développement durable pourrait être la clé pour créer une société résiliente, capable de survivre aux aléas.

Serge Baillargeon: Véritable passionné d’économie et de solidarité, j’ai créé le site EconomieSolidaire.com, il y a plus de 5 ans. Aujourd’hui, je continue toujours à publier des articles de temps en temps pour continuer de brasser les idées reçues.
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