Pour la fin du Fond Monétaire International et de la Banque Mondiale

Par Serge | 4 mai 2007

J’ai appris il y a peu de temps qu’Hugo Chavez, actuel président du Venezuela, avait profité de la fête du 1er mai pour annoncer le retrait de son pays du FMI et de la Banque Mondiale. Au début de la semaine, ce dernier avait également exhorté ses homologues sud-américains à faire de même.

Je crois aujourd’hui qu’il faut passer outre les notions de gauche et de droite et de féliciter ce geste symbolique pris par le gouvernement de Chavez. En effet, les politiques du FMI et de la Banque Mondiale ont été désastreuses pour les gouvernements Sud-Américains. Bien souvent sous la pression de leurs propres dettes, les pays se voient obligé de suivre la voie tracé par ces organismes internationaux. Le chantage est à son comble quand ces organismes obligent littéralement ces pays à privatiser leurs systèmes de distributions d’eau aggravant de fait la disparité économique et les crises humanitaires dans les pays. Ces organismes à la solde de l’intérêt américain, n’ayons pas peur de le dire, sont là quand il s’agit de faire rapatrier les capitaux de leurs multinationales comme cela a été le cas en Argentine lors de la crise économique de 2002, mais certainement pas quand il s’agit d’aider directement ces pays.

FMI
Des brésiliens manifestant contre le FMI

A la banque Mondiale, le scandale qui entoure la personnalité du président Wolfowitz n’a rien pour aidé leur cause. La réduction de l’aide à la contraception en Afrique, l’attribution de hauts salaires à l’entourage proche du président et la promotion de sa compagne Shana Ali Riza ne rend en rien crédible l’action de la Banque Mondiale.

Le FMI et la Banque Mondiale sont des organisations d’ingérence qui décrédibilisent toute tentative d’aide étrangère. Il faut faire pression sur nos gouvernements respectifs pour y mettre un terme le plus rapidement possible.



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La maison en bois - Information et conseils

Par Serge | 30 avril 2007

Le bois est à la mode ces temps ci. Le bois, cette matière vivante est particulièrement appréciée dans les décors d’intérieurs. Un peu plus surprenant, certains proposent même de construire des maisons entièrement en bois.

Au delà du plaisir d’y vivre, les maisons en bois sont réputées pour être résistantes à tous les climats. Il faut simplement choisir un type de bois adéquat selon le climat de votre région et le traiter adéquatement afin de bien le protéger contre les insectes. D’autres pensent que les traitements nuisent au contraire à la vie du bois étant donné qu’ils figent le bois, l’empêchant de changer de forme lors des changements de température. Ceux qui croient que les traitements ne sont pas souhaitables préconisent de repousser les insectes tout simplement en créant des espaces de lumière où l’air circule. Notez également que les pays où les températures en hiver sont très basses comme en Scandinavie ou au Canada peuvent plus facilement opter pour une stratégie sans traitement ; les températures froides tuent les insectes du bois qui ne résistent donc pas à l’hiver.

Maison en bois


L’art de bien construire

Construire une maison en bois durable nécessite surtout beaucoup d’expertise et de connaissance de la matière. Préférez pour ce genre de travaux, des spécialistes plutôt que de simples constructeurs. Les constructions en bois sont spéciales en ce sens où elles respirent littéralement. Elles ont besoin d’être très souples pour que le bois puisse « vivre » sans contraintes. La construction d’une bâtisse en bois n’est donc pas à prendre à la légère. Notez que lorsque bien construites, les maisons en bois sont réputées pour être très bien isolées et très bien insonorisés. A l’usage, le bois transmet 10 fois mois vite la chaleur que le béton ce qui peut vous faire économiser jusqu’à 25% sur votre facture de chauffage !

En cas de feu

Le bois, contrairement à des idées reçues, a la particularité de garder ses qualités mécaniques pendant plusieurs minutes lorsqu’il est attaqué par les flammes. Il se consume lentement et de façon progressive ce qui ne le rend pas plus dangereux que d’autres matériaux.

En bref

Les constructions en bois restent tout de même assez chères par rapport aux constructions contemporaines. Non seulement la qualité des matériaux entre en jeu, mais également toute la main d’œuvre et l’expertise qui doivent être mise en place pour sa construction de façon adéquate. Il reste tout de même que si vous en avez les moyens cela reste un choix très écologique et confortable. La durée de vie n’est plus à démontrer lorsque l’on regarde, par exemple, des temples japonais du 12ème siècle encore en état aujourd’hui. Un investissement important, qui sera néanmoins amorti au fil des années.



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L’état a son rôle à jouer dans le développement durable !

Par Serge | 28 avril 2007

Dans mes précédents articles, j’ai parlé de diverses façons d’agir individuellement pour le développement d’une économie solidaire dans un contexte d’un développement durable. Mais l’action individuelle, bien que souhaitable et très saine, n’est absolument pas suffisante afin de relever à terme ces défis. L’idée que réussir à combattre le réchauffement climatique uniquement à coup de pédales sur son vélo ou en achetant bio est totalement absurde. Je tenterai ici d’en démontrer les raisons.

Allemagne reichtag

Comment s’assurer que l’on achète bien ?
C’est bien beau de vouloir acheter biologique et équitable, mais on fait comment pour être certain que cela est bien le cas si aucune législation en vigueur n’assure un étiquetage convenable des produits ? Un produit est-il équitable parce qu’il a été assemblé ou parce qu’il a été récolté de façon équitable ? Une vache qui mange des Organismes Génétiquement Modifiés peut-elle donner du lait biologique ? Tout cela est autant de question qu’il faut se poser si l’on veut s’assurer que l’action du consommateur soit effective.

Et si je n’ai pas envie de faire du sport ?
Nous ne sommes pas tous des sportif ! C’est pour cela, qu’il faut que de véritables politiques de transport en commun soient mises en place afin de s’assurer que tous puissent, s’ils le désirent, se déplacer comme bon leur semble. Une véritable politique de transport en commun devra miser sur le long terme vers une gratuité totale des services pour le citoyen. Pour ceux qui s’inquièteraient des finances publiques au vu de ma proposition, j’aimerais seulement rappeler que les coûts induits par la pollution, les problèmes de santé et les risque d’accidents sont certainement beaucoup plus élevés qu’une politique du transport gratuit et que de puissantes infrastructures sont nécessaires à une saine économie.

Encourager les bonnes entreprises
Les entreprises ne comprennent habituellement qu’une chose, c’est le profit. Le gouvernement doit donc encourager fortement les entreprises qui inscrivent leurs activités dans une perspective de développement durable.

Faire respecter les normes environnementales
Les normes environnementales existent, mais bien souvent ne sont pas respectées. Des environnements protégés souillés par des exploitations de toutes sortes, des entreprises déversant des produits hautement toxiques et une urbanisation destructurée sont monnaie courante dans tous les pays du monde. Il faut donc lutter contre cette forme de corruption mettant à mal les biens publics. Cette réalité est particulièrement vraie dans les pays en voie de développement qui se font trop souvent piller par les entreprises étrangères.

Au delà des quelques exemples que j’ai donné, il faut tout simplement rappeler que la solidarité n’est pas seulement une affaire d’individu, mais bien aussi celle de l’action collective dont l’état est le représentant.



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Calculez votre empreinte écologique

Par Serge | 26 avril 2007

On ne pense pas en permanence à faire le geste le plus équitable ou écologique lorsque l’on surfe sur la vague de la vie et c’est normal. Bien sûr, on pourrait être un fanatique décroissant et se punir pour chaque consommation « inutile » que nous faisons, mais cela est insoutenable pour une grande majorité de personnes tout simplement parce que nous sommes individualistes et nous pensons à maximiser notre confort. Au lieu de ne pas consommer, il faut plutôt insister sur le fait de mieux consommer. Mieux consommer, mais comment ?

Empreinte écologique
Photo: Lucile Agarrat

Je vous avais déjà parlé de l’importance de s’interroger avant d’acheter un produit et je maintiens ce que j’ai dit. Cependant, certaines consommations comme prendre l’avion semblent inéluctables et polluent énormément. D’un côté, le temps est (trop) souvent limité et le train n’est donc pas toujours une solution envisageable. Il ne faut pas considérer notre pollution individuelle comme une fatalité. Certains moyens très faciles peuvent vous permettre de prendre conscience des coûts supplémentaires pour la nature de votre activité.

Certains sites comme Action Carbone vous proposent de convertir votre dépense carbone et de le convertir en cout monétaire. Bien que je ne connaisse pas l’association, je trouve l’idée très intéressante et ingénieuse. J’ai pris l’exemple du voyage Marseille-Montréal que je fais régulièrement. Sans escale, le coût de ce voyage, c’est-à-dire le montant à reverser à une association environnementale de son choix est de 40 euros, alors qu’avec une escale à Paris c’est 80 euros. Cela s’explique très facilement par le fait que la plus grande dépense de carburant pour un avion se fait au décollage.

Bien sûr, cela n’est que symbolique, mais si ça peut vous aider à dormir mieux le soir (ou en avion), pourquoi pas?

Et votre empreinte, elle est de combien?



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Se rendre au travail en vélo

Par Serge | 23 avril 2007

Fini le temps où le vélo était considéré comme un simple divertissement pour les enfants.

Aujourd’hui, le vélo est adapté à tous et est devenu le meilleur moyen de transport en ville. Si bien que prendre son vélo pour se rendre au travail est véritablement possible. D’un côté, il vous permettra de rester en forme et en santé et il vous apportera détente pour la journée à venir. De l’autre, c’est un transport écologique et c’est terriblement cool aux yeux de ceux qui vous regardent.

Vélo à Montréal
Tour de l’ile de Montréal, Juin 2006. Photo: Serge Baillargeon

Avant de partir

Avant de partir faire du vélo, assurez vous rapidement que celui-ci est en bon état. Cela comprend de vérifier la pression des pneus en les tâtant solidement et de vérifier sommairement que tout est bien fixé sur le vélo. Cette opération se fait très rapidement ; pas besoin de se préparer à partir en excursion à chaque matin. Pour les trajets de plus de cinq kilomètres, je conseille une bouteille d’eau. La soif en vélo rend le trajet inconfortable et ce n’est pas l’objectif.

Aucune tenue spécifique pour le vélo n’est nécessaire ; habillez vous confortablement. Si vous choisissez un pantalon, mettez des élastiques autour de vos chevilles pour ne pas le déchirer dans votre chaîne de vélo ou les tacher d’huile.

Casque ou non ?

Si vous faites du vélo tous les jours, je vous conseille définitivement de porter un casque. Le vélo est caractéristique pour son grand nombre de chutes sans gravité et d’accrochages, mais également pour son lot d’accidents graves. Je n’ai pas de morale à faire ici, si vous ne voulez pas en porter, ne le faites pas. D’un autre côté, le casque ne doit pas donner le sentiment d’être en sécurité pour le cycliste sinon il augmente encore plus ses risques d’accident.

C’est parti !

Vous êtes sur votre vélo en direction de votre objectif. Lors de votre trajet, préférez les pistes cyclables. Elles vous permettent d’être en sécurité et de vous détendre en pédalant plutôt que de penser au trafic au tour de vous. Evitez les trottoirs ! Ils sont fait pour les piétons et sont particulièrement dangereux à cause des voitures qui sortent de leur allée de garage et qui ne vous voient pas.

La rue est donc votre amie dans le cas où il n’y aurait pas de piste cyclable. En vélo, les mêmes règles s’appliquent aux cyclistes qu’aux voitures. Vous devez respecter le code de la route. En même temps, vous avez les mêmes privilèges que les voitures. Ne culpabilisez pas parce que des voitures doivent rouler au ralenti à cause de vous. Prenez la place nécessaire sur les rues, ce qui signifie d’avoir au moins un mètre de distance avec le bord de la route. N’oubliez pas qu’une portière de voiture stationnée peut s’ouvrir à tout moment, vous devez donc être en mesure de l’éviter si cela arrivait. Le but est de rester visible pour l’automobiliste derrière vous (ce qui insinue de ne pas rouler à contresens). Mettez vous bien en vue et ne zigzaguez pas entre les voitures.

Regardez les automobilistes et faites des gestes lorsque vous voulez leur faire comprendre que vous aller changer de direction. Votre santé à vélo dépend d’eux, assurez vous d’établir une bonne communication.

Arrivé à votre destination finale

Le vol de vélo est très courant. Pour l’éviter, installez votre vélo de préférence dans un endroit à vue. Munissez vous d’un bon cadenas et attachez la roue avant en même temps que le cadre du vélo à un endroit solide. Si vous avez des pièces de valeur sur votre vélo (selle qui s’enlève facilement, odomètre, sacs…) enlevez les et amenez les avec vous. Le mieux pour éviter le vol, c’est de ne pas avoir un vélo à la pointe de la technologie. Le mieux est toujours de le mettre à l’intérieur de votre lieu de travail, école… Parlez de votre vélo aux responsables de l’établissement, habituellement ils peuvent vous aider d’une manière ou d’une autre.
Se laver et se changer au travail… Souvent, il n’y a pas de douche à votre disposition. Préférez donc une serviette et un peu de savon pour vous laver en arrivant sur la place. Mettez des vêtements propres et je vous assure que vous ne sentirez pas mauvais. Souvent l’excuse des vêtements est utilisée pour décrédibiliser le vélo, mais quand l’on veut vraiment, on peut.

Je termine en vous laissant quelques liens très intéressants à ce sujet si vous voulez poursuivre votre réflexion.

Amusez vous bien !



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Information Tourisme solidaire

Par Serge | 19 avril 2007

Je vous ai préparé un petit dossier sur le tourisme solidaire accessible depuis le menu du haut. A vrai dire, je découvre également tout le domaine du tourisme solidaire. J’ai fait quelques recherches pour vous monter ce petit dossier. J’espère qu’il répondra à vos attentes. En attendant, je suis ouvert à toutes informations qui pourraient m’aider à développer un peu le sujet du tourisme solidaire. Il est difficile de trouver des organismes proposant des voyages solidaires étant donné qu’il n’existe pas véritablement de règles afin de définir une activité comme solidaire. Ainsi, seul le fait de tester les voyages peuvent nous amener à déterminer s’il est oui ou non il intègre véritablement les valeurs solidaires. Donc, si vous testez, pensez à nous envoyer un petit article présentant l’activité!

Voir le dossier



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