Economie Solidaire vous accompagne dans vos démarches écologiques, solidaires et équitables en vous donnant une base de données d'informations sur le Panneau Solaire, la Pollution de l'eau, L'éolienne domestique, le Tri Selectif, Logo Recyclage ou encore sur la Faim dans le monde. Bref, un blog pour ceux qui veulent changer le monde!



Ampoules LED

Les ampoules LED sont le nec plus ultra de l’éclairage. En effet, le LED est la technologie la plus avancée que nous possédons en matière d’éclairage. Les ampoules LED sont plus économiques et bien moins polluantes que les ampoules incandescentes, et même que les ampoules dites « fluocompactes ».

LED est une abréviation pour l’anglicisme « light emitting diode » qui veut dire « diodes luminescentes ». C’est une technologie nouvelle, mais qui a tout de même 40 ans d’utilisation à son compte. On l’utilisait principalement pour les signalisations (calculatrices et écrans d’appareils ménagers). Même aujourd’hui, son usage reste très limité malgré ses avantages importants. On l’utilise surtout à des fins décoratives. Peu de grandes surfaces offrent des lampes LED sur leurs rayons et c’est une des contraintes auxquelles doivent faire face les fabricants.

Ampoules LED
Photo sous Licence Creative Commons par Geoffrey Landis at en.wikipedia

Comment fonctionnent les ampoules à LED ?

Les ampoules à LED produisent de la lumière quand les électrons contenus dans le courant électrique interagissent avec des matériaux semi-conducteurs contenus dans l’ampoule. Une ampoule LED peut contenir différentes couches de ces matériaux. En général, les semi-conducteurs utilisés sont le nitrure d’aluminium ou le phosphure de gallium. L’avantage de ce système est que les semi-conducteurs n’opposent aucune résistance au courant électrique. Il n’y a donc pas de perte d’énergie (contrairement aux lampes incandescentes). Les électrons du courant électrique, en rencontrant les particules chargées positivement du semi-conducteur, relâchent de l’énergie qui prend la forme de lumière.

Les avantages des ampoules LED

Contrairement aux autres types d’ampoules, les LED ont les avantages suivants :

  • (i) On peut les allumer instantanément (contrairement aux lampes fluorescentes qui ont besoin d’un laps de temps avant de dégager tout leur potentiel de lumière).
  • (ii) On peut les allumer et les atteindre fréquemment (contrairement aux fluocompactes dont la durée de vie diminue dans cette situation). Les LED s’adaptent donc facilement à tous les usages.
  • (iii) Les LED n’émettent pas de chaleur.
  • (iv) Les LED ont une durée de vie extrêmement longue, allant jusqu’à 100 000 heures (comparons cela avec les 1000 heures d’une lampe incandescente ou les 50 000 heures d’une fluocompacte). Si l’on utilise une lampe LED quatre heures par jour, elle continuera de fonctionner pendant 60 ans !
  • (v) Elles ne contiennent ni mercure, ni composants dangereux pour la santé.
  • (vi) Les LED permettent de créer plus de 16,7 millions de nuances de lumière.
  • (vii) Pour une intensité lumineuse de 100 lumens, une lampe LED utilise un ou deux watts tandis que les fluocompactes utiliseront 4W et les incandescentes 75W.

Les inconvénients du LED – Désavantages des ampoules LED

Même si la technologie du LED est très prometteuse, elle est très loin de remplacer les ampoules fluocompactes. La raison est simple : les ampoules LED n’ont pas la puissance requise pour éclairer adéquatement. En d’autres mots, il faut beaucoup de lampes LED pour le même éclairage (ce qui revient très dispendieux).

Un autre désavantage est leur coût à l’achat : 40 € contre 0,5 € pour une ampoule incandescente et 5 à 15 € pour une ampoule fluocompacte.

Bouquet de Transport – Diversifier l’offre de transport en ville pour un monde durable

La pollution automobile représente à elle seule le quart des émissions de gaz à effet de serre de la France. Les rejets des voitures sont directement liés à la mort d’au moins 5000 personnes chaque année, selon l’Ademe.

Les Français sont friands de leurs voitures. Ils l’utilisent même pour de petits trajets qui pourraient se faire à pied ou à vélo. Les petites promenades en ville, même anodines, causent bien des maux à la société.

La voiture en tant qu’outil de transport quotidien pour se rendre au travail est aussi un mal que beaucoup pensent nécessaire. Le manque d’alternatives se fait cruellement ressentir. Les coûts de pétrole qui grimpent ont finalement mis un frein à cette tendance. La demande pour les transports publics est en croissance. Les états et les collectivités locales doivent tenir compte de ces changements dans les habitudes pour diversifier leur bouquet de transport et donner des alternatives viables et crédibles pour que les gens voyagent. Analysons les composants innovants d’un bouquet de transport moderne.

Offre de transport

La bicyclette en ville

Oui, le roi des deux roues, la bonne vieille bicyclette reste un atout à ne pas négliger pour le transport public. Plusieurs villes européennes ont interdit la voiture en centre-ville. À la place, ils proposent un service de location de bicyclettes pour que les gens circulent. C’est plus facile à gérer (plus besoin d’espaces de parking, ni de contrôle de circulation) et bien moins stressant pour les habitants et les utilisateurs eux-mêmes. L’effet sur la qualité de l’air ne peut être négligé. Nous ne parlerons pas ici de l’effet sur la santé des gens, qui seront moins sédentaires.

Le covoiturage en ville

Le covoiturage est un système pour encourager que les voitures aient plusieurs passagers lors des déplacements. La chose est devenue plus facile à gérer avec Internet. Il est maintenant possible de trouver une voiture qui fait le même trajet que vous en un simple clic. Vous pouvez réserver une place avec cette voiture et recevoir les coordonnées du conducteur. C’est simple et gratuit.

Les plans de transport pour les employés

Le travail est la principale raison de prendre sa voiture tous les jours. Les plans de transports pour les employés encouragent les employeurs à jouer un rôle plus actif dans le transport de leurs employés. On peut envisager des bus qui prennent les employés à un certain endroit près de leur demeure. Ces arrangements évitent le mouvement par voiture. Mais, les petites entreprises sont bien sûr moins enclines à adopter ce genre de méthodes. On peut alors envisager des alliances d’entreprises (qui partagent le même voisinage) en matière de transport. Un seul bus peut servir les travailleurs de différentes entreprises.

Plans de transports pour les écoles

Le transport d’écoliers prend une place importante dans le transport en général. Les parents apportent leurs enfants à l’école en voiture où il y a des services de transport spécifiques à l’établissement. Pour encourager l’efficience des transports d’écoliers, certaines villes européennes ont entrepris les suivants :

  • Encourager les parents et élèves à marcher vers les établissements éducatifs
  • Établir des routes préférées pour venir à l’école (des routes moins utilisées et plus sûres)
  • Encourager les élèves à utiliser leurs bicyclettes.

Remboursement sécurité sociale : Arrêt de Maladie Hospitalisation Optique Dentaire

La santé d’un salarié est la chose la plus sacrée qu’il possède. Sans une bonne santé, il ne peut travailler et ne peut subvenir à ses besoins ni à ceux de sa famille. C’est donc un drame pour quelqu’un qui n’a aucun autre revenu que son salaire, de devoir arrêter le travail à cause d’une maladie ou d’un accident. La sécurité sociale vient en aide aux salariés qui se trouvent dans ce genre de problèmes grâce à une base de remboursement d’arrêt de maladie, hospitalisation, optique et dentaire.

Le docteur Luke Fildes
The Doctor par Samuel Luke Fildes

L’objectif de l’aide de la sécurité sociale dans de tels cas est de compenser la perte de salaire pendant le temps où la personne ne peut travailler. Des indemnités journalières sont proposées, sous certaines conditions. Les conditions varient en fonction de la durée de l’arrêt de travail (supérieur ou inférieur à six mois).

Arrêt de travail ne dépassant pas six mois

Une personne peut bénéficier des indemnités journalières s’il a travaillé pour au moins 200 heures (six semaines) au cours des trois mois (90 jours) précédant l’arrêt de travail. Il peut aussi en bénéficier s’il a contribué au moins 1015 fois le montant du SMIC horaire au cours des six mois précédant l’arrêt (soit 8566 €).

Arrêt de travail dépassant les six mois

Il faut dans ce cas avoir travaillé au moins 800 heures (6 mois) au cours des 12 mois précédant l’arrêt. Alternativement, il faut cotiser au moins 2030 fois le montant du SMIC horaire pendant les 12 mois qui précèdent l’arrêt (donc au moins 1015 fois le SMIC horaire dans les six premiers mois).

Calcul du montant des indemnités

Les indemnités varient en fonction de la durée de l’arrêt de travail et de la responsabilité familiale du salarié (nombre d’enfants à charge). Par exemple, pour une personne avec un arrêt de travail de moins de six mois avec moins de trois enfants à charge, il obtiendra 50% de son salaire journalier de base ; le montant maximum de l’indemnisation étant de 44,70 € par jour. Avec plus de trois enfants à charge, il obtiendra 66,66% de son salaire ou un maximum de 59,60 € par jour.

Si l’arrêt de travail est de plus de six mois, la personne obtient 51,49% de son salaire (maximum de 45,97 € par jour) s’il a moins de trois enfants à charge. Dans le cas contraire, il obtiendra 68,66% de son salaire de base, soit un maximum de 61,30 € par jour. Le salaire journalier de base est calculé en fonction de la moyenne des salaires perçus pendant les trois mois qui précèdent l’arrêt.

Tri des Déchets ménagers

Dans les pays occidentaux, sociétés de grande consommation, la collecte sélective des déchets ménagers devient peu à peu une pratique commune pour le citoyen responsable. Peu importe le nom, collecte sélective ou tri sélectif ou tri écologique, la pratique consiste à récupérer sélectivement les déchets pour les recycler.

Collecte par apport volontaire

Il existe trois façons différentes de faire le tri des déchets selon les communes. Pour la collecte par apport volontaire, les habitants apportent leurs déchets jusqu’aux conteneurs spécifiques placés dans différents points dans la ville. Les déchetteries reçoivent des déchets qui ne sont pas acceptés par la collecte normale. Le problème avec cette méthode est que tout le monde n’est pas disposé à transporter ses déchets jusqu’aux conteneurs, surtout si ceux-ci se trouvent éloignés de leur lieu d’habitation.

Collecte séparative

Dans la collecte séparative en porte à porte, la commune met à la disposition des habitants des poubelles avec des couvercles de différentes couleurs selon ce qu’elles doivent contenir. Une couleur peut désigner une poubelle pour les matières organiques, une autre pour les emballages et une autre pour les déchets non recyclables. Certaines communes préfèrent des sacs transparents au lieu des poubelles. L’inconvénient est le nombre de poubelles que la commune doit fournir et très souvent, le tri est mal fait.

Collecte mixte

La collecte mixte est une combinaison des deux premières méthodes. Les déchets comme du verre et du papier sont transportés par les habitants jusqu’aux conteneurs dans la ville et les déchets non recyclables sont collectés en porte à porte. C’est la méthode la plus utilisée.

Quelle que soit la méthode, le tri sélectif ne fonctionne proprement que si chacun, le citoyen aussi bien que la collectivité locale y participe. Il requiert aussi une discipline car si le tri est mal fait, cela entraîne une perte de temps pour le re-triage et un risque de souiller les déchets ménagers recyclables.

Cout & Prix du Tri des Dechets

Il faut faire ressortir que le coût de la collecte sélective est assez important et que la valorisation des déchets n’est pas toujours rentable parce que les déchets suivent différentes filières. Cependant, certaines communes parviennent à faire des bénéfices. Mais le plus grand bénéfice est l’impact sur l’environnement et la prise de conscience de l’individu que ses actes ont des conséquences sur son milieu de vie. C’est aussi une opportunité pour lui de participer à son niveau à la protection de l’environnement. Notre planète est assez mal en point et le tri sélectif nous permet de faire un pas vers une écologie plus saine.

Noix de Lavage indienne : Lessive écologique

Nous utilisons tous de la lessive pour le lave-linge, mais connaissons-nous son impact sur l’environnement?


Sapindus Saponaria

Le lave-linge et la lessive sont une obligation de la vie moderne. On ne peut s’en passer. Toutefois, une fois utilisés, les composants chimiques de la lessive entrent dans les eaux usées que nous rejetons dans les égouts. Même traitées par les stations d’épuration, ces eaux restent nocives pour l’environnement. Les « tensioactifs » contenus dans la lessive telles que le phosphate se transforment en embruns marins et contribuent significativement à la pollution marine, affectant tous les groupes de flore et de faune. Les effets de cette pollution sont multiples : biologique, physiologique, biochimique et cytologique. Le besoin de choisir une lessive biologique se fait alors sentir. Malheureusement, on n’a pas beaucoup de lessives biologiques et sans phosphates sur le marché de nos jours. La noix de lavage indienne présente une façon de laver ses vêtements qui est saine pour la peau et non polluante pour la nature.

Les noix de lavage sont les fruits d’un arbre, le sapindus mukorossi, qui pousse en Inde et au Népal. Aussi connu sous le nom d’« arbre à savon », le Sapindus est connu des Indiens depuis bien longtemps. Elle était utilisée dans « l’Ayurveda », la médecine traditionnelle indienne. Le sapindus est un arbre gigantesque qui produit des fruits dorés entre novembre et janvier. Ce fruit contient une substance que l’on appelle la saponine. Les coques de ces fruits sont séchées pour devenir ce que l’on appelle aujourd’hui les noix de lavage indiennes. Au simple contact de l’eau, les noix produisent une solution savonneuse et cela sans avoir à ajouter une substance chimique. Cette noix était utilisée en Inde depuis des millénaires pour tout ce qui concernait le nettoyage : la lessive, la douche et même pour le shampooing.

Utilisation des Noix de lavage

Aujourd’hui, les noix de lavage sont disponibles commercialement. Leur utilisation est simple. Il suffit de placer cinq noix dans une pochette de coton avec le linge sale dans la machine à laver. Les noix n’affectent pas les tissus. Au contraire, elle préserve les couleurs mieux que les lessives chimiques. De plus, les noix de lavage n’affectent pas les peaux sensibles. Un autre avantage : on peut les réutiliser plusieurs fois! En effet, il suffit de les sécher après chaque lavage et l’on peut le réintroduire dans la machine pour un autre lavage. Bon, il y a une limite à cela. Les noix peuvent subvenir à trois lavages sans problème. Plus l’eau est chaude, plus les noix relâchent leur saponine. Donc, si l on utilise une eau très chaude, on ne pourra pas réutiliser les noix.

Prix des Noix de Lavage

Les noix de lavage sont très économiques. Un kilo de ce produit est suffisant pour toute une année (avec deux à trois lavages par semaine). Elles sont complètement biodégradables. On peut les composter après leur utilisation. Elles sont très efficaces : la pièce de vêtement est lavée en profondeur et reste douce au toucher. Les noix de lavage indiennes sont donc la solution moderne et bio pour faire sa lessive.

Ampoules basse consommation d’énergie

Depuis le 1er septembre 2009, les ampoules à incandescence et les autres ampoules à haute consommation d’électricité seront progressivement remplacées par des ampoules à basse consommation…

ampoule fluocompacte
Photo sous Licence Creative Commons par Sun Ladder

Dès 2012, on ne devrait plus trouver aucune ampoule incandescente dans nos rayons de supermarchés. Ces ampoules à basse consommation d’énergie ont pour objectif de réduire la consommation d’électricité (produite par des moyens non renouvelables) et ainsi aider la France et l’UE à atteindre leurs objectifs contre le changement du climat. D’après l’Ademe, la famille française consomme en moyenne 4000 kWh d’électricité par an, et environ 15% de cette consommation provient de l’éclairage. On peut donc réduire ces chiffres considérablement en utilisant un éclairage efficient.

Pourquoi choisir les ampoules à basse consommation d’énergie ? – Les avantages

Avant de vous raconter les bienfaits de ces ampoules, parlons d’abord des désavantages de l’ampoule incandescente. Une ampoule incandescente contient un filament. L’électricité chauffe ce filament qui devient incandescent et rejette de la lumière. Le problème avec cette technologie et que seulement 5% de l’électricité est transformée en lumière ; le 95% restant est converti en chaleur. C’est un gaspillage énorme d’une commodité rare (l’énergie). L’autre désavantage de cette technologie est que le filament de l’ampoule s’use assez rapidement. La durée de vie d’une telle ampoule est d’une année en moyenne.

L’ampoule fluorescente, quant à elle, ne contient pas de filament. Elle contient un gaz à base de mercure. Quand le courant électrique passe à travers ce gaz, elle produit de la lumière ultraviolette. Les UV réagissent avec de la poudre fluorescente des parois de l’ampoule pour produire de la lumière. La production de chaleur est minime. Toute l’énergie est convertie en lumière, ce qui explique l’efficacité de ce type d’ampoule. Quand une ampoule incandescente utilise 75W d’électricité, une ampoule fluorescente produit la même quantité de lumière avec seulement 15W. La durée de vie de l’ampoule fluorescente est aussi très étendue : huit ans en moyenne, car rien ne s’use rapidement.

Les inconvénients de l’ampoule fluorescente

Les ampoules fluorescentes ne présentent pas que des avantages. Réfléchissons un peu sur leur côté obscur :

  • Leur prix : de 5 à 15 € contre 0,5 € pour une ampoule incandescente. Mais, il faut néanmoins se rappeler qu’elles utilisent moins d’électricité et ont une durée de vie supérieure. Au final donc, elles sont plus économiques.
  • Une utilisation restreinte : on ne peut utiliser une ampoule fluorescente si on l’éteint au bout de quelques minutes. Elle demande une utilisation de longue durée. Si l’on allume et l’on éteint une ampoule fluorescente fréquemment, elle s’use plus vite et n’est donc plus économique.
  • Le recyclage difficile : les ampoules fluorescentes usagées sont difficilement recyclables, car elles ont des composantes électriques complexes.
  • Les risques pour la santé : l’ampoule fluorescente contient du mercure, qui est un cancérigène notoire. Il faut donc veiller à ne pas casser les ampoules et à les disposer chez un distributeur équipé pour cela. Certains chercheurs pensent que les champs électromagnétiques produits par ces ampoules sont aussi dangereux pour la santé, mais cela reste à prouver.

Réduire les émissions de GES

Afin de limiter les impacts des changements climatiques, une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) est essentielle.

À l’échelle mondiale, l’activité humaine engendre différents types d’émission de gaz à effet de serre (voir Causes et conséquences de l’effet de serre). Ces émissions sont responsables des changements climatiques. Selon le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui fut mis sur pied par le programme environnemental des Nations unies ainsi que l’organisation météorologique mondiale, le dioxyde de carbone (CO2) provenant de la combustion des énergies fossiles représente 56,6% 1 des émissions de GES mondiales. La déforestation qui entraîne elle aussi des émissions de CO2 est quant à elle responsable de 17,3% des émissions globales. L’agriculture, les déchets et le secteur de l’énergie sont responsables des émissions de méthane (CH4), qui représentent 14,3% des émissions globales. Nous observerons ici trois procédés permettant de réduire les gaz à effet de serre.

Reduire les emissions de GES

L’évitement

L’évitement consiste à éviter une certaine quantité d’émission de GES par la modification d’un procédé ou d’un comportement donné. La construction d’un immeuble efficace énergiquement selon les standards LEED en est un exemple. L’évitement des émissions est assez accessible à la portée du citoyen qui peut, par exemple, utiliser des moyens de transport alternatifs à la voiture afin de se rendre au travail, ou bien choisir des destinations de voyage ne nécessitant pas l’utilisation du transport aérien.

La destruction

La destruction consiste à détruire les GES par un procédé donné. Ainsi, il est possible de capter le méthane (CH4) qui s’échappe des sites d’enfouissement de déchets. Une fois le méthane capté, la combustion d’une tonne de cette substance libère trois tonnes de CO2. Or, lorsque libéré dans l’atmosphère, le méthane est un gaz 21 fois plus néfaste que le CO2. La combustion d’une tonne de méthane est donc équivalant à la destruction de 18 tonnes de CO2.

La séquestration

La séquestration consiste à emprisonner le GES pour une certaine période de temps. Les activités de boisement et reboisement permettent la séquestration du CO2. Au fur et à mesure que la plante ou l’arbre croît, le CO2 est piégé par le sol, les racines ainsi que par la biomasse de surface, qui comprend la partie externe, c’est-à-dire le tronc, les branches et le feuillage.
Il est aussi possible de séquestrer le CO2 dans le sous-sol par un certain procédé technique. Le sous-sol, qui doit ici être de type poreux, piège le CO2 enfoui sous pression.

La manière la plus simple et efficace de lutter contre les changements climatiques demeure évidemment la réduction à la source. Ainsi, il faut opter pour des moyens de transports moins polluants et réduire notre consommation en général. L’innovation technique permettra peut-être aussi de développer des méthodes plus efficaces de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Médicaments bios et écologiques – Lutter contre la Pollution Médicamenteuse

Depuis les années 70, une nouvelle forme de pollution est apparue : la pollution médicamenteuse. Les analyses de l’eau dans différentes parties du monde ont démontré qu’elle contient de plus en plus de résidus de médicaments humains et animaliers. C’est facilement reconnaissable : quand un homme prend un médicament, plus de 90% passe à travers le corps inchangé. Ce médicament est excrété par le corps et se trouve finalement dans les eaux usées des agglomérations urbaines. Nos stations de traitements n’ont pas les moyens d’identifier ces molécules et de les traiter adéquatement. Les molécules médicamenteuses se trouvent donc finalement dans les nappes phréatiques, dans les rivières et les mers. Ils nous reviennent dans l’eau que nous buvons et dans la nourriture que nous avalons. Selon les scientifiques, n’importe quel échantillon d’eau contiendrait 30 à 40 sortes de molécules médicamenteuses.

medicaments ecologiques
Photo sous Licence GNU Free Documentation par David Richfield

Les effets de ces molécules sur la santé humaine et l’écologie sont encore très mal connus. Mais, bien sûr, ils ne présagent rien de bon. Les scientifiques penchent déjà sur l’hypothèse que la résistance bactérienne serait un des effets pervers de la présence de résidus d’antibiotiques dans l’eau du robinet. Donc, on est pris dans un cercle vicieux où l’on prend des médicaments pour se guérir, mais où ces médicaments finissent par rendre plus de gens malades à cause à leurs effets sur l’environnement. Pour briser ce cycle infernal, la prise des médicaments bios est désormais indiquée.

La Directive 2003/63/CE de l’Union Européenne définit un médicament biologique comme étant un produit dont la substance active provient d’une source biologique. Les exemples de médicaments biologiques sont les médicaments immunologiques et les médicaments produits à partir du sang et du plasma humains. Cette définition est très limitée et elle ne prend pas en compte l’effet des médicaments sur l’écologie. Un médicament bio ne doit pas contenir des ingrédients superflus tels que colorants, parfums ou agents de texture. Son principe actif doit être biodégradable, c’est-à-dire qu’il doit se décomposer dans un laps de temps raisonnable quand il est relâché dans la nature. Ces résidus doivent être complètement inoffensifs pour les hommes et la Nature.

Si on n’en tient qu’a cette définition, aucun des médicaments produits par les géants pharmaceutiques n’est écologique. Il n’y a que la médecine alternative (l’homéopathie, par exemple) qui donne un semblant de médicament bio. Mais, leurs effets sont parfois controversés et leur bénéfice réel est souvent mis en doute. En attendant qu’une réelle solution nous soit proposée, adoptons une attitude plus responsable quand il s’agit de l’utilisation des médicaments :

  • Utilisons-les de façon judicieuse ;
  • Rapportons les médicaments périmés à notre pharmacie ;
  • Prenons strictement les doses prescrites, car le superflu est automatiquement rejeté par le corps.
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