Aux Etats-Unis, l’été est la saison où le plus d’électricité est consommée
Saviez vous que c’est pendant l’été que l’on consomme le plus d’électricité aux Etats-Unis? Et bien, c’est le cas! Le responsable? La climatisation qui ne cesse de se démocratiser dans toutes les sphères de notre vie: dans les commerces, à la maison et dans la voiture.
La climatisation est consommatrice d’énormément d’électricité pour fonctionner, bien plus qu’un chauffage conventionnel et dans la grande majorité des cas elle n’est utilisée qu’à des fins de conforts.
Confort, c’est vite dit car personnellement je trouve ça plus qu’inconfortable, d’autant plus que les changements brutaux de température ne sont absolument pas bons pour le corps. Des chercheurs ont à ce sujet récemment démontré qu’une exposition régulière et prolongée à l’air climatisé n’était pas bon pour la santé.

Aujourd’hui, nous en sommes venus au paradoxe où l’instrument qui refroidit notre environnement contribue au réchauffement climatique. Les entrepreneurs en climatisation doivent se frotter les mains tellement la situation est avantageuse pour eux.
La croissance exponentielle de la climatisation est en ce moment même en train de créer des pénuries de courant aux États-Unis. En attendant, les américains importent leur électricité, notamment l’hydroélectricité du Québec, mais ils tiennent pourtant à leur indépendance énergétique. L’énergie de prédilection aux Etats-Unis sous l’administration Bush, le charbon, revient alors en force comme solution à leurs problèmes énergétiques. Le charbon, il y en a bien pour des centaines d’années encore!

C’est ce même modèle américain qui est actuellement en train de s’étendre à tous les pays industrialisés. C’est pourquoi nous devons être vigilant face à ce phénomène, sinon cela mettra bien plus à mal notre confort dans l’avenir que les « sacrifices » que nous devons faire aujourd’hui.
Ici il n’est certainement pas question de mourir de chaud l’été! Croyez moi, je sue autant sinon bien plus que vous lorsque commence à arriver les grosses chaleurs. Comme d’habitude, d’autres alternatives moins énergivores existent, c’est juste que les incitatifs ne sont pas là pour encourager les gens à les utiliser. Les thermopompes, les ventilateurs ou encore l’accessibilité à des infrastructures publiques pour se rafraichir comme des piscines publiques extérieures gratuites pourraient être des alternatives efficaces à l’air climatisé. Rien que le fait de bien isoler une maison permet de la garder fraiche l’été!
Le Volontariat Equitable, une nouvelle économie solidaire
Je vous présente aujourd’hui un article qui a été écrit par Sébastien BOURBOUSSON, président de l’Association « Développement Sans Frontières« . Merci à lui de nous faire partager ses projets!
La jeune association Développement Sans Frontières, vient de créer un nouveau modèle économique de mise en relation directe entre les pays du Nord et du Sud, le volontariat équitable, sur la lignée conceptuelle de son illustre aîné le commerce équitable. Le secteur de la solidarité internationale est en plein essor depuis ces dix dernières années et ce ne sont pas les initiatives ou la volonté d’agir qui manquent, de la même façon que les besoins émergeant des pays du Sud restent énormes. L’enjeu se situe donc dans la coordination de ces initiatives et de ce besoin comme dans la promotion et l’optimisation des actions entreprises. Les financements internationaux ne peuvent pas, à eux-seuls, réduire la totalité des inégalités et ne professionnalisent ainsi qu’une infime partie des acteurs de la solidarité internationale ; il faut forcément investir toute la population civile dans ce combat, au Nord comme au Sud, pour atteindre les objectifs du millénaire. L’acte de volontariat bénévole est une économie en lui-même, c’est de plus un engagement citoyen par essence. Il apparait donc indispensable de l’inclure dans toute démarche de développement durable, aussi difficile soit-il, et de le valoriser.

Le volontariat équitable est un concept ciblé. Il vise à s’intercaler entre les chantiers humanitaires (chantiers d’ouverture culturelle et de découverte, déjà bien répandus mais plutôt coûteux pour les volontaires et avec un certain manque d’efficacité parfois), et les missions professionnelles de terrain organisées par les grandes ONG françaises (qui sont certes efficientes mais souvent inaccessibles aux acteurs ayant moins de 3 ou 5 ans d’expérience, et dépendent des financements disponibles). L’idée a été de trouver un compromis entre ces deux options qui demandent soit trop d’expérience, soit pas du tout, afin que tout le monde puisse trouver sa place dans un domaine porteur d’espoir et d’ouverture sur les autres. Le volontariat équitable est donc la mise en relation directe des volontaires souhaitant agir et des ONG locales ayant des projets nombreux et variés. Les projets sont ainsi dictés par les vrais besoins du Sud (puisque ce sont les ONG qui définissent intégralement les missions contrairement aux approches classiques) et permettent aux volontaires de valoriser leurs compétences (alors que ce n’est pas le cas dans la plupart des chantiers humanitaires existants). L’association Développement Sans Frontières effectue tout le travail de récolte de l’information, de communication, de suivi des partenaires et des acteurs, de formation des volontaires ou encore d’accompagnement des projets et de sensibilisation au développement. Elle effectue une mise en relation active.

Un volontaire équitable choisit lui-même la mission qui l’intéresse, contacte directement l’ONG concernée et assume de manière responsable son voyage et son travail. L’ONG locale, de son côté, définit elle-même ses besoins, ses missions et ses projets, et assume pleinement l’encadrement, le logement et la nourriture du volontaire qu’ils ont choisi. DSF se charge de favoriser la compatibilité entre la demande du volontaire et les besoins énoncés par les partenaires, elle vérifie les informations, conseille et accompagne les volontaires qui choisissent ce mode d’action humanitaire.
L’équité de ce concept vient de l’investissement partagé entre les parties, que ce soit le volontaire qui finance son billet d’avion (sachant tout de même que de nombreux modes d’indemnisations sont proposés), que ce soit l’ONG locale qui prend en charge les frais sur place de commodités et d’encadrement (sachant que DSF aide certaines ONG à assumer les premiers volontaires), ou encore DSF qui met en place un service « tout compris » (formation, accompagnement, coordination, sensibilisation,…) afin de favoriser les initiatives de ces bénévoles et de ces ONG qui du coup se consacrent pleinement à leurs projets.
Une charte a été rédigée afin de permettre à d’autres associations de se lancer sur ce concept et d’en respecter l’éthique et les engagements nécessaires. L’économie solidaire est valable à l’échelle individuelle comme collective, ce qui promet une grande facilité d’utilisation et un développement rapide. Vous pouvez obtenir de plus amples informations en écrivant à dsfcontact@yahoo.fr ou bien en allant voir le site internet (encore en construction) de l’association sur www.developpementsansfrontieres.org.
Avant même la première année d’existence de DSF, une trentaine d’acteurs ont déjà choisi ce mode de volontariat et sont actuellement en mission un peu partout dans le monde. Des débuts prometteurs dont nous devrions entendre parler prochainement…
Sébastien BOURBOUSSON
Tous les enfants de la terre jouant au fusil à eau ne gaspilleront jamais autant d’eau que tous les jardins réunis
Fermet le robinet lorsque l’on se brosse les dents ne résout pas les problèmes de gaspillages de l’eau
A l’ecole on m’apprenait à fermer le robinet quand je me brossais les dents afin d’économiser l’eau. L’acte en soi est sympathique, ça fait prendre conscience aux enfants que l’eau n’est pas illimitée, mais en même temps on détourne ainsi habilement le fond du problème.
Si on raisonnait de façon à maximiser nos économies d’eau, on apprendrait plutôt aux enfants à corriger leurs parents lorsqu’ils arrosent leur futile jardin en plein été. Ou encore, on leur apprendrait à écrire des lettres et des pétitions afin que les gouvernement règlementent le gaspillage d’eau par les entreprises. Mais on le fait pas…
Personnellement, j’apprécie le fait de prendre des bains. Je trouve ça relaxant et même si je ne le fais que de temps en temps je tiens à garder ce privilège. D’autant plus quand en même temps toutes les maisons du quartier font un concours tacite à savoir qui aura le plus beau gazon ou les plus belles fleurs.

Remettre la faute sur les individus
Dans tous ces cas, l’art consiste à mettre la faute du gaspillage sur des élements plus globaux comme la consommation personnelle d’eau ou d’électricite pour ne pas avoir a remettre en question les habitudes de vie comme le jardinage en pleine canicule ou la gestion des ressources par les entreprises.
Je ne dis pas que les enfants devraient gaspiller l’eau comme bon leur semble, mais il faut remettre les pendules a l’heure. Même tous les enfants de la terre jouant au fusil à eau ne gaspilleront jamais autant d’eau que tous les jardins réunis. Qu’est-ce qui est le plus important, les fleurs ou les enfants? Ok, je sais que la rhétorique est un peu facile, je veux pas vous faire pleurer.
Le malaise sociétal que révèle ce constat est bien là . On connait les vraies causes du gaspillage de l’eau, mais on agit difficilement.
Par chance que rien n’est fatalité
Mais ce constat ne s’applique pas uniquement à l’écologie. Ca fait maintenant des dizaines d’années que l’on sait que la fumée de cigarette tue, mais ce n’est que très récemment que les interdictions de fumer dans les lieux publics est apparu. A l’époque le combat n’aurait jamais pu être gagné compte tenu du nombre de fumeurs dans la société, et c’est la même chose pour l’environnement. Tant que le nombre de pollueurs sera supérieur au nombre (de vrais) écologistes, aucun véritable projet de société en la matière n’aboutira.
Ce n’est pas une fatalité, mais pour atteintre une société durable, il faudra travailler fort. D’autant plus que les premières personnes à convaincre sont toujours les plus difficiles.
Prendre l’avion sans Co2!
Youpi, je pars en voyage ! Ca va être bien, je retourne chez moi à Montréal pour un mois. Mais avant de partir, je suis allé faire un tour sur Action Carbone, le site de compensation des émissions CO2. Je vous en avais déjà parlé, mais à vrai dire je ne l’avais jamais utilisé jusqu’à maintenant. Un petit don ne fait jamais de mal. Je calcule…


39,73€…
Ouh tant que ça ? En même temps, c’est déductible d’impôt, mais si on est trop pauvre pour payer des impôts on fait comment ? J’hésite un peu et je me dis que finalement je suis obligé de le faire sinon ça parait vraiment mal. Le gars qui tiens un blog sur le développement durable qui aurait peur de compenser son voyage en avion, ce n’est pas trop sérieux ça.
Maintenant que c’est fait, je me sens mieux.
Bien sur les gouvernements pourraient mettre en place une taxe d’aéroport pour financer ce genre de projets, mais nous savons tous pertiennemment qu’ils ne le feront jamais pour des questions de compétitivité… Dans ce cas, il ne reste que l’action individuelle.
En vous souhaitant de belles vacances à tous !
La section dossiers !
Non, je ne suis pas mort. A vrai dire, je profite de la période estivale pour me reposer un peu et en même temps profiter de l’habituelle baisse de fréquentation du site pour me consacrer à de nouveaux projets. J’ai d’ailleurs bien avancé la section Dossiers grâce en partie à la collaboration de Christophe sur le dossier des énergies durables. Je vous invite à aller consulter tout ça. J’essayerai d’ici la fin de l’été d’en préparer d’autres.
Si vous aimez ce site, n’oubliez pas le mettre dans vos favoris afin d’y revenir régulièrement !
En vous souhaitant un bel été !
Les avantages au nucléaire existent-ils?
Le nucléaire est certainement une question qui divise les écologistes… du moins si on peut les appeler ainsi. Je ne sais personnellement pas trop quoi en penser. D’un côté, c’est vrai que le nucléaire ne dégage pas de gaz à effet de serre lors de la production, mais le démantèlement des centrales et la gestion des déchets radioactifs sont plus que problématiques pour la nature.
Le nucléaire est-il véritablement un mal nécessaire comme veulent nous le faire croire tous les politiciens ? Dans la mesure où l’on accorderait une place d’importance aux énergies renouvelables, cet argument passerait mieux, mais en ce moment le problème est que justement on intègre le nucléaire dans la sphère des énergies propres pour ne pas avoir à investir dans les sources d’énergies renouvelables.

Mes critiques envers le nucléaire ne sont donc pas expressément contre cette forme d’énergie qui me semble bien plus propre que toutes les énergies créés à partir de combustibles fossiles, mais au fait que l’on utilise le nucléaire « propre » comme argument à l’inaction.
Qu’en pensez-vous ?
Le commerce équitable de grande distribution est-il équitable ?
L’expression « Commerce équitable » veut dire qu’un juste prix a été octroyé pour la fabrication d’un produit sur toute sa chaine. Or, les acteurs de la Grande Distribution en France comme ailleurs ne sont pas équitables. Elles obéissent à la même logique de profit que pour les autres produits. Ainsi, la grande distribution élimine de fait une série de producteurs qui produisent encore trop cher même lorsqu’il s’agit de commerce équitable ! Peut-on vraiment confier la distribution du commerce équitable à des entreprises qui ne le sont pas fondamentalement ?

« Ce qui inquiète, dans la grande distribution, c’est la logique économique et financière de ces entreprises. Il y a finalement un échec de la communication du commerce équitable. Elle a, et c’est une avancée, rendu le concept relativement populaire depuis trois ou quatre ans. Mais la grande distribution, aiguillonnée par les hard-discounts, mène plus que jamais une politique de prix bas et veut capter le maximum de consommateurs pour étancher complètement les autres formes de distribution et devenir monopolistique. Dans cette logique, une grande surface doit payer ses fournisseurs à 90 jours, pratiquer des marges arrière, etc., ce qui est contraire aux principes du commerce équitable. Un prix juste ne suffit pas. Et il n’y a pas assez de transparence. On sait, par exemple, que certains torréfacteurs paient des marges arrière alors qu’ils n’en payaient pas il y a trois ans. Au-delà , on ne sait pas ¬ et personne n’a vraiment envie qu’on le sache ¬ quelle réduction de marge consent un Leclerc pour les produits équitables. Certes, les organisations de producteurs disent : « On a besoin de vendre plus. » Il est tentant de se dire que la grande distribution, c’est plus de volumes et plus de facilité. Solidar’monde est apparemment tombé dans le piège. Mais c’est une vue à court terme, c’est favoriser certains producteurs pour en casser d’autres, ceux qui doivent fournir des prix bas sur le reste des rayons des grandes surfaces. » – Olivier Hauville Co-fondateur d’Échoppe-Artisans du soleil, trouvé dans Politis.
Le commerce équitable peut-il être distribué par la grande distribution ? Je vous invite à y répondre sur nos forums.
Deux coopératives Marocaines qui méritent présentation.
Je suis récemment entré en contact avec Marie-Aude de l’association Oasis de Mezgarne qui m’a présenté deux coopératives Marocaines avec lesquelles elle travaille. Ces deux coopératives ont le mérite d’être implantées depuis des dizaines d’années au Maroc aidant les producteurs de la région à avoir un prix raisonnable pour leur travail.
La culture du safran : La Coopérative de Souktana
La coopérative de Souktana commercialise un safran biologique pur cultivé selon les méthodes traditionnelles de la région. La coopérative permet de faire vivre 1200 personnes grâce à la culture du safran répartie sur plus de 1200 hectares. Je vous invite à vous rendre sur ce site où vous pourrez acheter directement du safran provenant de cette coopérative.

Broderies marocaines : La coopérative d’Agouim
La coopérative d’Agouim est quant à elle tenue exclusivement par des femmes : elles fabriquent des tapis berbères et des broderies suivant la tradition marocaine. Sur ce même site, vous pouvez également en savoir un peu plus sur leur mission et acheter broderies ou autres créations.
Bravo à ces personnes si impliquées et merci à Marie-Aude d’avoir partagé leur histoire avec moi.