Developpement et Croissance durable

Par Serge Baillargeon | 13 mai 2008

La croissance durable est une théorie économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable, mais dont les objectifs sont clairs et précis.

Certains économistes et hommes politiques préfèrent le terme croissance durable plutôt que développement durable qui est souvent jugé trop vague pour être appliqué concrètement.

Le but de cette croissance durable est de créer un environnement saint où les citoyens du pays en question pourront s’épanouir et atteindre l’excellence. Il s’agit donc, par le biais de l’environnement, de créer les stimulants qui rendront l’économie stimulante et qui attirera les capitaux.

croissance durable

Rendre compatible croissance et developement durable

Cette idée qu’il faut asseoir l’économie sur des acquis solides et en faire un moteur direct de croissance, va en quelque sorte à l’encontre des idées économiques du 20ème siècle, mais sans toutefois les réfuter complètement. Ces dernières préconisaient au contraire des investissements directs à court terme pour stimuler la croissance à long terme, et assuraient qu’il fallait investir dans la consommation ou la production pour optimiser le rendement de la machine économique. La Croissance Durable s’appuie sur trois fondamentaux.

La création d’un environnement plus propre et plus sain

Dans un monde mondialisé, un pays doit tout faire pour attirer et pour garder la main d’œuvre hautement qualifiée, celle là même qui sera au cœur de la poussée supplémentaire de croissance. Cela passe par la création d’un environnement agréable où la population en question voudra passer sa vie. Ainsi, on peut par exemple citer des entreprises comme Google qui ont pour politique de s’implanter dans des régions où il y a une offre d’électricité propre pour faire tourner leurs serveurs et où le lieu de travail est facilement accessible en voiture, en vélo ou en transport en commun. Aujourd’hui, la grande mobilité des capitaux humains force les pays et les régions à devenir plus attractifs. En offrant un cadre de vie plus agréable par la mise en place de réseaux de transport, de communication, de loisirs et d’environnement propre, cette main d’œuvre hautement qualifiée aura davantage de chance de s’y installer et de faire profiter à la communauté de sa connaissance. Bref, créer de véritables villes durables.

L’investissement massif dans la recherche et le développement

La croissance durable est dirigée également vers les humains. Elle propose d’investir davantage dans les personnes, que ça soit au travail, à l’école, dans les centres de recherche ou encore sur des formations sur mesure afin de créer davantage de spécialistes et moins de généralistes du travail. Ces spécialistes seront à même de créer des pôles d’expertise dans différents domaines qui serviront la croissance de l’économie nationale. L’idée ici est que la recherche effectuée dans la santé, les technologies de l’information et des communications, l’énergie et les technologies environnementales contribuera à régler certains problèmes sociaux et environnementaux.

La troisième révolution industrielle et énergétique

Cette troisième révolution industrielle repose sur le constat qu’il faudra changer le régime énergétique actuel qui repose pratiquement entièrement sur les énergies fossiles que sont le pétrole, le charbon et le gaz naturel. L’augmentation des prix de l’énergie et l’impératif de lutte contre le réchauffement climatique incitera fortement ou forcera l’économie à se tourner vers des sources d’énergie alternative comme l’éolien, le solaire, les biocarburants ou la biomasse. (voir Taxons l’énergie et vite !)

Mais comme le précise l’économiste américain Jeremy Rifkin, la mise en place d’une production massive d’énergie renouvelable nécessite en parallèle la création d’un réseau de stockage de l’énergie : « […]l’énergie renouvelable est « intermittente ». Le soleil ne brille pas en permanence et le vent ne souffle pas toujours. » Il faudra alors mettre en œuvre une gestion plus rigoureuse des stocks d’énergie pour pallier aux imprévus, et s’assurer d’une coopération internationale entre les pays pour garantir l’approvisionnement. Rifkin met en garde également contre le nucléaire, une énergie non durable qui selon lui pourrait être le plus grand frein à l’entrée dans cette révolution industrielle. Les premiers qui entameront cette révolution seront ceux qui sauront le mieux se positionner en chefs de file dans le domaine de l’énergie durable au 21ème siècle (voir Et si l’écologie relançait l’économie ?).



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Publicité Max Havelaar

Par Serge Baillargeon | 11 mai 2008

L’agence de marketing Six & Co vient de se lancer dans une opération de buzz marketing sur internet. En effet, l’agence de publicité a conçu une petite vidéo pour le label Max Havelaar et qui fait tranquillement le tour du net. Je vous la présente, car elle m’a semblé bien sympathique.

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Pour en savoir plus sur Max Havelaar:



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Ministère de l’écologie et du développement durable

Par Serge Baillargeon | 7 mai 2008

Le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (MEEDDAT)[1] fut créé le 18 mai 2007 lors de la composition du gouvernement du nouvellement élu Nicolas Sarkozy, appelé le premier gouvernement Fillion.

Ministère de l’environnement…

Le nouveau ministère écologique pour l’environnement est né suite au pacte écologique de Nicolas Hulot où l’une des mesures-phare proposait la création du poste d’un vice-premier ministre chargé du développement durable. Jean-Louis Borloo occupera cette fonction au sein du gouvernement à partir du 18 mai 2007.

Le MEEDDAT constitue en fait une fusion des ministères de l’Écologie, de l’Équipement et des Transports ainsi que d’une partie du ministère de l’Industrie. Ce nouveau super-ministère est celui qui emploiera le plus de fonctionnaires si l’on prend en compte toutes ses ramifications.

Critiques du Ministère de l’écologie et du développement durable

Plusieurs aujourd’hui critiquent ouvertement la logique de Nicolas Sarkozy en argumentant qu’il ne suffit pas de renommer des ministères pour faire de l’écologie ou du développement durable. A cet égard, on assimile davantage cette décision à un coup de marketing politique opéré par les conseillers du Président qu’à une véritable politique durable pour l’environnement.

Sphères de compétence du ministère

Parmi les sphères de compétence du ministre, on compte : le développement durable, l’environnement, l’énergie et les matières premières, le transport et les infrastructures, l’équipement, l’urbanisme, la mer et l’aménagement du territoire.

Le site du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’aménagement du territoire est un portail menant à toutes sortes de ressources pratiques et aux principaux sites des sous-ministères et des directions départementales.



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L’éléphant d’Asie, une espèce toujours menacée

Par Serge Baillargeon | 5 mai 2008

Beaucoup de progrès ont été faits depuis 15 ans pour protéger l’éléphant d’Asie de l’extinction. Celui ci reste cependant encore aujourd’hui une espèce menacée qu’il faut défendre.

Au début du siècle les éléphants étaient plus de 5 millions sur la planète. En 1970, ils étaient seulement quelques millions à vivre sur le globe, mais aujourd’hui on ne compte plus que quelques centaines de milliers d’individus sur la planète. En 1989 la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore (CITES) a interdit le commerce international de l’ivoire pour protéger l’éléphant d’Asie du braconnage et ainsi sauver cette espèce. Malgré cet accord, la population mondiale d’éléphants, et les éléphants d’Asie en particulier, est loin d’être ce qu’elle a jadis été. On ne recense plus que 40 000 éléphants d’Asie dans le monde alors que ces derniers étaient plus de 100 000 au début du 20ème siècle.

Photo de l’éléphant d’Asie

elephant asie

Protéger l’éléphant d’Asie

L’éléphant d’Asie est présent majoritairement en Inde, mais également dans tout le Sud-est asiatique du Bangladesh au Vietnam en passant par la Chine.

Le braconnage est toujours une réalité, mais la plus grande menace pour les éléphants d’Asie reste la destruction de leurs habitats naturels par l’Homme, et maintenant également par les changements climatiques. En effet, l’éléphant d’Asie vit dans les forêts et les plaines herbeuses asiatiques, des environnements perturbés par la déforestation et l’agriculture.

Plusieurs organismes militent pour la protection de l’éléphant d’Asie, en voici quelques uns :



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Livret développement durable

Par Serge Baillargeon | 4 mai 2008

Le livret développement durable est un livret d’épargne pour le développement durable entièrement défiscalisé.

Vous pouvez ainsi vous rendre dans une banque française et placer une certaine somme dans ce livret durable dont l’argent récolté servira au développement des entreprises et à financer des projets de développement durable.

Le livret développement durable est en fait l’ex « livret Codevi » qui avait pour objectif de créer un fond d’épargne individuel destiné au développement des entreprises et de l’industrie. Depuis le 1er janvier 2007, ce livret s’est étendu aux sphères du développement durable.

Le plafond et taux du Livret développement durable

Le plafond de ce livret est de 6000€ et le taux de rémunération depuis le 1er février 2008 est de 3,50%. Vous n’avez aucun impôt à payer sur cet argent puisque qu’il est totalement défiscalisé.

Argent
Photo sous Licence Creative Commons par waɪ.ti

Le gouvernement estime que ce fond durable permettra de récolter plus de 10 milliards d’euros de prêt supplémentaire pour un total de 60 milliards d’euros avec l’ancien CODEVI. Cet argent supplémentaire disponible pour le développement de la France pourra par exemple servir à financer des travaux d’économie d’énergie dans les bâtiments anciens.

Attention, ce livret n’est pas un plan d’épargne solidaire puisque votre argent ne servira pas uniquement à soutenir des projets durables, mais aussi des projets de développement non durable.

Financement Livret développement durable

Par la suite tous les particuliers peuvent bénéficier de cet argent pour financer un certain nombre de projets tel que :

Finalement, il n’est pas nécessaire de posséder un livret développement durable pour pouvoir bénéficier de ces prêts.



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Ecologie Urbaine et ville durable

Par Serge Baillargeon | 1 mai 2008

Avec pour objectif de concilier urbanisme et environnement, nous avons vu apparaître progressivement les villes durables dans le cadre des théories sur l’écologie urbaine. Un aperçu de ce nouveau courant de pensée pour un développement durable dans les agglomérations.

Même si les habitants de la ville peuvent se vanter d’émettre moins de CO2 dans l’atmosphère que leurs homologues habitant en campagne, il n’en reste pas moins que l’idée de repenser la façon de gérer les villes est centrale pour le 21ème siècle dans la mesure où l’urbanisation dans le monde ne va aller qu’en augmentant. Une ville durable (en anglais sustainable cities), c’est un mode de vie soutenable pour ses habitants et ce à tous les niveaux : l’habitat, les diverses sources de pollution, l’économie, les transports, l’énergie, la redistribution et le pouvoir de décision local. A contrario, « La concurrence économique crée les conditions d’un aveuglement collectif, en faisant passer au second rang les risques, les dégradations écologiques, ou encore le creusement des inégalités, des détresses. » comme l’annonce Cyria Emelianoff sur le site du ministère de l’écologie.

Des communautés hippies, mais pas vraiment…

Inspiré des communautés écolos hippies des années 60, le concept d’écologie urbaine n’est réapparu que dans le début des années 90. Toujours en gardant la logique de partage des ressources et des tâches, mais en permettant aux individus de vivre leur individualité et de se soustraire quand bon leur semble de leur communauté. Bref au lieu du « tout partager » la ville durable propose de partager les efforts, tout en gardant les distances avec la vie privée des habitants. On peut à cet égard lire sur l’écologie urbaine du grand lyon que : « Tout individu doit trouver sa place dans la société, dans le respect de ses choix marchands, consuméristes et productifs. Le challenge de la collectivité consiste à faire cohabiter de façon harmonieuse, les systèmes de choix individuels et de les mettre en adéquation avec le système collectif. »

habitations écologiques BedZED
Les habitations écologiques BedZED à Londres
Photo sous Licence Creative Commons par telex4

Le concept de ville durable s’appuie ensuite sur l’importance de l’écologie et du respect de l’environnement. Par exemple, à Paris la politique d’écologie urbaine a mené à la mise en place du « Coefficient de biotope » fixant un nombre minimum de mètres carrés d’espaces verts par habitant, au sol, sur les toits et les murs.

Faire de l’écologie, mais pour tous!

Une ville durable, c’est une ville écologique, mais pas seulement. Notons à cet égard l’importance d’une politique de transport durable pour tous au sein de la ville pour éviter les inégalités, ce qui passe forcément par la mise en place de transports en commun efficaces, mais également à bas prix voire gratuits afin d’encourager la mobilité des citoyens et réduire le monopole de la voiture. Une voiture qui je le rappelle a des externalités négatives comme la pollution, le bruit et le stress, très nocifs pour les habitants de la ville et dont les coûts doivent être assumés par cette même communauté.

Prévenir l’hypermobilité

S’il faut encourager la mobilité des habitants de la ville, il faut cependant faire attention à ne pas tomber dans l’hypermobilité, et à pousser par exemple un habitant à se rendre dans un autre quartier que le sien pour faire de simples courses, aller à l’école ou pratiquer ses loisirs. Pour contrer cette hypermobilité, il faut donc miser sur la proximité, en proposant par exemple des commerces de proximité dont la taille et l’offre sera en adéquation avec les attentes des riverains. Cette proximité était d’ailleurs depuis longtemps dans les habitudes des Français, mais est peu à peu en train de se faire détruire à coups de complexes commerciaux géants. La France a les moyens de préserver sa culture de la proximité, mais cela ne se fera pas tant que l’hypermobilité sera encouragée et en cela on peut se réjouir de l’augmentation du prix de l’essence.

Arrêtons de graisser les biens immobiliers des plus riches

Construire une ville durable ne doit pas se résumer à développer des écoquartiers ou écovilles élitistes, réservés aux plus riches. Il faut craindre cette écologie capitaliste qui suffirait à affirmer qu’une maison écologique n’est qu’un produit de standing. En cela, il ne suffit pas de transformer les logements d’une ville afin qu’ils n’émettent pas de CO2 et fonctionnent à l’énergie solaire pour affirmer que cette ville est durable : il faut également s’assurer que les logements sont accessibles à TOUS. Rappelons le, le logement est un droit et un besoin fondamental. La politique de déduction d’impôts sur les investissements écologiques est justement une mesure visant surtout à graisser le bien immobilier des plus riches. Des subventions données à tous les propriétaires dans le cadre de l’amélioration de leur logement serait beaucoup plus bénéfique pour la société. A titre d’exemple, un panneau solaire à 10 000€ ne vaudra jamais un investissement de 2000€ dans les économies d’énergie et l’isolation de 5 habitations.

Résumé sur l’écologie urbaine et la ville durable.



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