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Comment partager sa passion pour l’écologie
Par Serge | 29 août 2008
Difficile de choisir la bonne façon de convaincre quelqu’un de se convertir au vert. Entre les grands maîtres de la peur qui nous annoncent la fin du monde et ceux qui nous blâment continuellement de ne pas faire ceci ou cela, personne n’a alors envie de devenir écolo.
Ne vous pressez pas. Certains écologistes sont si préoccupés par le sort de la planète qu’ils en deviennent des boules de stress ambulantes. Chaque mot qui sort de leur bouche est alors ressenti comme une agression personnelle et forcément le message ne peut pas passer. A la place, expliquez plutôt à ceux que vous voulez convaincre à quel point vous appréciez le fait d’être « vert ». Attendez plutôt qu’ils vous interrogent sur votre comportement. Il seront prêt à vous écouter et votre message passera certainement mieux.

Photo sous Licence Creative Commons par artzy.viva
Une idée ne suffit pas, il faut constamment poser de nouveaux problèmes dans des angles différents. Les gens en ont marre d’entendre parler du réchauffement climatique, parlez plutôt d’autres problématiques plus proches des gens comme la propreté du parc à côté de chez eux. Si votre voisin ne veut vraiment pas devenir végétarien car il aime lancer de gros steaks sur son grill (et je le comprends tout à fait), proposez lui plutôt de venir à votre barbecue bio où vous lui ferez goûter des produits locaux et de la bonne viande.
Rendez la tâche facile à vos amis pour suivre vos habitudes écologiques. Au lieu de râler quand l’un d’entre eux n’amène pas de sac réutilisables au supermarché, offrez lui plutôt ces sacs écolos trop pratiques et beaux en cadeau (pas à son anniversaire, il pourrait le prendre mal). De cette façon, ils seront à côté de lui s’il veut aller faire ses courses avec.

Photo sous Licence Creative Commons par dhammza
Posez les bonnes questions. De toutes façons, comme dans l’expérience de Kurt Lewin, on peut noter qu’une prévention purement informative est rarement efficace et parvient difficilement à convaincre un auditoire. Le message passe peut être, mais les comportements ne changent pas. Alors que si on invite les gens à réfléchir à un problème, à se poser une question au cours d’une discussion en groupe, ils trouvent eux-mêmes les solutions et sont par la suite plus enclins à modifier leurs comportements dans la vie quotidienne. Engagez une discussion avec vos amis, animez le débat (sans prêcher la bonne parole), et laissez-les tirer les conclusions qui s’imposent.
Vous verrez que leur regard aura peut être changé…
! Pour en savoir plus, poursuivez votre lecture dans Astuces et conseils !


Intéressant ton article.
Pour moi, le principal obstacle à la pensée éco-responsable, c’est le confort qu’amène le néolibéralisme. Il est plus confortable de continuer à polluer qu’être responsable à un haut niveau du point de vue de l’environnement. Notre génération n’est spontanément pas prête à mener une vie ne serait-ce qu’un peu moins confortable.
Discussion théorique ou lors d’un repas, le même obstacle se dresse toujours : l’attirance du confort technologique (mais aussi le poids des habitudes).
[...] ardente… bref, une envie de convaincre! Mais pas n’importe comment, et en ce sens cet article paru vendredi dernier sur l’excellent blog Economie Solidaire m’a vraiment p…. Comme le conseille Serge en effet, pour réellement convaincre quelques recommandations peuvent [...]
Ne vous pressez pas est un bon conseil. Effectivement quand on entend quelqu’un stressé disant que la planète est foutue, ça ne produit pas forcément l’effet attendu.
Oui, il faut être clair sur le message à faire passer.
J’ai trois enfants, bientôt 4, et je ne leur gueule pas dessus quand ils gâchent de l’eau. Je leur explique qu’il risque d’être de plus en plus compliqué d’avoir de l’eau et que si on n’apprend pas à l’économiser, ce sera très compliqué quand ils seront grands.
@Djaphil : je suis d’accord sur l’histoire du confort (qui n’est d’ailleurs pas toujours perdu avec des habitudes écologiques), mais il y a aussi l’obstacle financier.
J’ai des amis qui n’ont tout simplement pas les moyens d’acheter du bio (quand tu consommes plusieurs packs de lait par mois, tu vois la différence) et pourtant ils ont conscience de tous ces problèmes.
Et l’état devrait remplir son rôle sur ce point, et verser les aides, subventions… aux bonnes personnes et de manière équitable (je pense à la répartition des subventions aux agriculteurs par exemple).
SI déjà on fait tous un petit geste, ca aide !
Très d’accord avec vous.
D’un côté polluer amène un certain confort, c’est indéniable. Après si ce confort se convertis en une sorte de pression sociale, je pense que beaucoup de gens seront prêt à changer leurs habitudes de vie.
Ensuite, bien entendu qu’il n’est pas toujours possible d’acheter bio. Personnellement, la viande bio j’en achète pas du tout, au mieux j’achète des poulets fermiers, car je la trouve encore excessivement chère. Cependant, j’essaye de compenser en achetant des fruits et légumes bio locaux de saison. C’est pas toujours facile, à chacun selon leurs besoins, à chacun selon leurs capacités… Je ne suis pas de ceux qui vont faire la morale aux Africains car ils polluent, je trouve ça simplement déplacé.
Je suis tombé il y a quelques jours sur une émission de Mouloud Achour qui est passé cet été sur canal. http://mouloud.blog.canal-plus.com/archive/2008/07/19/mouloud-passe-au-vert.html
L’émission est légère, sans à priori, un peu insolente et pleine d’une sincère curiosité et en la découvrant je me suis fait à peu près la même réflexion. Les militants et les convaincus bien que plein de bonne volonté pour évangéliser et rallier à “leur” cause risque d’obtenir le résultat inverse. Il n’y a pas UN développement durable, UNE cause environnementale, sociale ou sociétale mais mille, que chacun l’appréhende à sa façon est la meilleure chose selon moi.
Très bon article ! Je me situe malheureusement encore dans la catégorie des gens stressés. En fait , c’est plutôt de l’énervement car le réchauffement climatique et la nécessité d’économiser l’eau sont des choses tellement logiques à mes yeux, que ceux qui s’en foutent m’exaspèrent au plus haut point…
pas facile en effet de garder son calme quand les gens en face pensent : “après moi le déluge”. Ou quand à mon bureau on me dit que le marketing a des besoins que la planète ne peux pas comprendre. Arf !!
J’ai apprécié ce post, et tout particulièrement le dernier paragraphe. Effectivement, il faudrait que nous arrivions à nous voir comme des leviers de changement, que nous nous sentions investis. Cela suppose une prise de conscience (qui ne suffit pas) puis de pouvoir mobiliser des ressources (trouver des clefs ?) pour agir.
Une passion ne se transmet pas, mais dire qu’on est passioné, il le faut. Il faut le dire qu’on y croire et qu’il est possible de prendre le temps d’être + écolo… arreter de penser que quand l’homme sera pris dans un coin, une solution miracle corrigera tout et arrangement tout. La planète a toujours été menacée, il y toujours eu des écolos et il y en aura toujours…. Regardons les pas que nous avons fait, plus de tabac dans les édifices, plus de CFC, plus d’eau potable pour refroidir, etc… C’est déjà bien, soyons encouragé, cela pourrait être pire…..